Journal du jardin, décembre 2017

Comme vous pouvez le constater, le site fait peau neuve ! Je met à profit la basse saison et les siestes de mon nouveau-né pour m’occuper des paperasses et rafraîchir mon image sur internet. Il paraît que c’est important, et c’est un peu comme refaire la déco du salon, ça change les idées.

Au jardin, l’hiver approche. Cela faisait longtemps que je n’avais pas donné de nouvelles, il y a donc eu pas mal de changements, surtout sous la serre qui a vu tomates aubergines et poivrons remplacées par les épinards et les verdurettes, ainsi que les cultures d’oignon blanc et de carotte pour le printemps prochain. Avec les gelées, les dernières courgettes et haricots ont disparu, mais l’arrière-saison a été généreuse avec des légumes d’été jusque fin octobre.

Les fèves et l’ail, premières cultures de printemps en extérieur, sont en place, les fèves commencent à lever, mais je n’ai pas commander suffisamment d’ail, je vais devoir planter de l’ail rose en mars pour en avoir à vendre l’hiver prochain. Pour le reste, je « ferme » les champs. J’ai semé des engrais vert où j’ai pu, mais je ne suis pas satisfait de mon timing. Il faut dire que la naissance d’Hoël a un peu bouleversé mon emploi du temps des dernières semaines. Ailleurs, il me faudra pailler ou bâcher pour les carrés que je voudrai mettre en culture en premier.

C’est maintenant l’heure du bilan de l’année et je prend la mesure du désastre de cet été : rendement des courges catastrophique, poireaux tout petits, choux qui n’ont pas décollés et qui ne donneront rien. L’hiver va être long. L’impossibilité d’irriguer a fait de gros dégâts. Je m’inquiète d’autant que l’automne reste sec et que cela ressemble beaucoup à l’an dernier. Si la recharge des nappes phréatiques ne se fait pas correctement dans les mois prochains, 2018 va être compliquée. C’est donc une année en demi-teinte qui s’achève. Si d’énormes progrès ont été réalisé, tant d’un point de vue technique qu’économique, l’ensemble reste fragile et me laisse dans l’incertitude ce qui m’empêche de prendre des décisions sereinement.

Des changements sont à réaliser, sur la production de plein champ surtout, où j’ai pêché cette année par un manque de recours à la mécanisation. Il faut également que je trouve le moyen d’arroser ces cultures, pour assurer, au moins, une meilleure implantation. En général, les plannings de mise en culture doivent être mieux suivis que ce soit en plein champ ou dans les jardins. Le problème de la mécanisation revient ici aussi car parfois, une préparation du sol rapide permet de mieux respecter les calendriers. Le dilemme auquel je suis confronté réside dans l’effet destructeur de la vie des sols qu’ont les outils animés qui permettent ce gain de temps. L’éthique se confronte à la viabilité économique et cette opposition me laisse perplexe.

Aux jardins et particulièrement dans la serre, les associations de cultures ont constitué la grande expérimentation de l’année. Les échecs sont dus soit à des densités trop fortes ou à de mauvaises dates d’implantation d’une plante par rapport à l’autre. Dans les deux cas, une concurrence trop forte s’est soldée soit par l’échec d’une des deux cultures, soit par des individus moyens voire petits dans les deux espèces. Mais il y a eu de belles réussites comme la mâche dans les oignons blancs ou les échalote dans le persil qui ont donné de très bons rendements. La voie est ouverte et je vais persévérer, car c’est un bon moyen de réduire la surface cultivée, et ainsi optimiser les parcelles irriguées ou sous abris.

 

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